Interpellation du Conseil national suisse sur la crise humanitaire à Gaza

Interpellation du Conseil national suisse sur la crise humanitaire à Gaza

Nous, citoyennes et citoyens suisses, profondément choqués par le permis de tuer des centaines de civils palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants, accordé à l’establishment politique et militaire israélien par la communauté internationale, interpellons notre parlement et notre gouvernement sur les objets suivants:

La Suisse dépositaire des Conventions de Genève et siège du CICR, va-t-elle garder le silence longtemps sur le massacre de civils en Palestine par l’Etat d’Israël?

A l’heure où l’UNWRA et le CICR, preuves à l’appui, dénoncent le comportement criminel de l’armée d’Israël à Gaza, le Conseil Fédéral va-t-il conserver cyniquement sa position de neutralité, en établissant la parité entre tirs de roquettes artisanales par le Hamas et les bombardements intensifs de Tsahal par air, terre et mer de Gaza et l’état de siège de ce territoire depuis 2 ans.

La Suisse peut-elle encore maintenir des relations normales, voire privilégiées avec l’Etat d’Israël qui se moque de la conscience universelle, viole le droit international et légitime son existence par le devoir de mémoire à l’holocauste et sa volonté de maintenir un Etat sur des bases de pureté ethnique et religieuse.

Le Conseil Fédéral a-t-il conscience que son soutien à l’Etat juif est unilatéral et dangereux, dans le sens ou il encourage davantage Israël dans sa politique coloniale, expansionniste, agressive et qui apparaît de plus en plus comme une menace contre la paix dans le monde.

La Suisse officielle a t-elle conscience qu’elle ternit aujourd’hui son image dans le monde en portant atteinte à sa neutralité et en vidant de toute substance les conventions du droit humanitaire dont elle est dépositaire et en entravant l’action sur le terrain du CICR.

Nous appelons de la manière la plus ferme et la plus urgente le Conseil National, le Conseil des Etats à se prononcer sur ces questions. Toute autre attitude, de fausse neutralité, de réserve ou de silence, ne peut être perçue que comme une complicité active vis-à-vis d’une politique de crimes contre l’humanité que l’Etat juif est en train de mener depuis le 27 décembre à Gaza.

Fin

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8-01-2009  Communiqué de presse 09/05 

Gaza : pour sauver des vies les ambulances doivent avoir un accès illimité aux blessés
Genève (CICR) – À Gaza, les ambulances doivent pouvoir accéder systématiquement et 24 heures sur 24 aux blessés sur l’ensemble du territoire afin de pouvoir sauver le plus de vies possible, a déclaré aujourd’hui le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger.

« Le personnel médical d’urgence, en particulier celui du Croissant-Rouge palestinien, doit se voir octroyer un accès sûr et illimité afin de pouvoir rejoindre les blessés, les soigner et, si nécessaire, les évacuer vers une structure médicale », a affirmé M. Kellenberger. Israël a dit qu’il allait faciliter l’accès humanitaire aux victimes du conflit à Gaza. Cela implique l’octroi d’un accès illimité aux ambulances et au personnel médical d’urgence.

« Nous saluons la suspension quotidienne des hostilités durant trois heures, qui a permis aux civils de souffler au moins temporairement », a indiqué M. Kellenberger. « Cependant, les blessés doivent pouvoir être évacués en permanence, et pas uniquement durant trois heures. » Il a ajouté que les Forces de défense israéliennes et les groupes armés palestiniens sont, en vertu du droit international humanitaire, tenus de tout mettre en œuvre pour rechercher, recueillir et évacuer les blessés et les malades sans délai, surtout dans les situations où l’accès n’est pas donné aux ambulances pour des raisons de sécurité.

Le droit international humanitaire précise également que le personnel médical, les hôpitaux et autres unités sanitaires doivent être respectés et protégés. Il en va de même pour les véhicules sanitaires tels que les ambulances, exclusivement affectés à l’assistance aux blessés et aux malades. Les attaques lancées contre le personnel médical sont interdites, de même que les attaques contre les installations utilisées exclusivement à des fins médicales.

« Ces obligations s’appliquent à Israël et aux groupes armés palestiniens combattant à Gaza, a encore ajouté M. Kellenberger. Nous avons déjà eu des cas où des blessés sont morts parce que les ambulances n’avaient pu les atteindre à temps. Si ces règles fondamentales du droit international humanitaire ne sont pas respectées, plus de personnes encore qui auraient pu être sauvées mourront. »

Informations complémentaires :
Dorothea Krimitsas, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 90 ou +41 79 251 93 18
Anne-Sophie Bonefeld, CICR Jérusalem, tél. : +972 2 582 88 45 ou +972 52 601 91 50
Iyad Nasr, CICR Gaza, tél. : +972 59 960 30 15 (arabe)
Yael Segev-Eytan, CICR Tel-Aviv, tél. : +972 3 524 52 86 ou +972 52 275 75 17 (hébreu)
Nadia Dibsy, CICR Jérusalem, tél. : +972 5917900 ou +972 52 601 91 48 (arabe)

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